Rien ne va et tout s'effondre. Et le monde part en couilles, mais ça ce n'est pas bien grave. Ce qui est grave, c'est la façon dont je suis ridiculement pitoyable (et la façon dont mon pc bug, a envoyer cet article par morceaux alors que je ne clique sur rien).
Je déteste le monde entier. Pas les gens, hein juste la terre. J'aime pas la nature, ni les animaux, et puis j'aime pas le ciel, qui n'est rien d'autre qu'une immense prison, et si j'ai appelé ma dernière Oc "Me" il y a bien une raison.
Je suis une abrutie de première. Aimez moi.
Faites en trop, faites en tout un cinéma. Faites moi croire que vous ne pouvez pas vivre sans moi. Et faites taire cette connasse de voix qui me hurle que je ne vaux rien. Et je vous parle, à vous, sans même savoir qui "vous" est. Des lecteurs ? Mes pensées ? Ma famille ou mes amis ?
Je ne parle à personne. Je veux qu'on m'aide, mais je ne veux pas demander. Je veux qu'on me sauve, mais même moi je n'y crois pas... Allez. Allez putain secoue toi. Rien ne va, et après ? Tu t'attendais à quoi bordel ? Fin des vacances, Astrale a bien vécu, elle n'existe plus. Va crever Astrale, Marine est de retour. Marine prends toute la place comme d'habitude, et il est peut-être enfin temps de l'accepter. Marine, c'est moi. Ma mère a jamais souri à Astrale, parce qu'elle ne sait même pas qu'Astrale existe, parce qu'Astrale existe pas. Je m'attendais à quoi putain ? Tout le monde m'appelle Marine, tout le monde ne voit qu'elle, parce qu'elle existe.
Je savais que ça se passerait comme ça, c'est pas nouveau. Toujours les mêmes larmes, qui surgissent en plein milieu de la journée, et les crises de paniques silencieuses et invisibles. Celles durant lesquelles je respire toujours aussi bien, et où mes yeux ne sont pas trempés, et personne ne voit mon coeur qui accélère. Tout devient bleu noir. Tout est toujours bleu noir. Et ne sera jamais rien d'autre que ça.
Bleu noir, avec une odeur de souffre et de brûlé. Et puis ça laisse un goût amer dans la gorge, un goût dont on ne se débarrasse pas. Ma vie sera comme ça pour toujours, jusqu'à ce qu'elle s'arrête.