Elle, elle avance, les cheveux attachés, les yeux perçants et dur. Elle a toujours forcé les portes, tracé son chemin, fais pleurer des gens. Elle ne flanche pas, elle ne tremble pas, c'est fou ce qu'elle est forte. D'aussi loin que je me souvienne, elle a toujours été comme ça. Quoique... Avant, c'était une vrai torche. Elle mettait le feu partout où elle passait, et derrière elle, il ne restait que des cendres et de la poussière.
Un jour, on lui a demandé pourquoi elle détruisait tout sur son passage. Elle a répondu qu'elle se battait, tout le temps, en permanence, et que cela laissait toujours des traces, des cicatrices, sur elle, en elle, sur les autres, sur le monde autour... C'est là qu'elle a compris cette violence insidieusement cachée en elle. Elle a enfilé ses gants de boxe, et elle a commencé à être plus apaisée. Elle gérait mieux la tempête en elle. Plus vivable, plus fiable, toujours aussi forte, elle passait son temps avec le punching ball de sa chambre. Elle était transformée, et stable.
Puis, un jour, elle s'est levé. Il pleuvait très fort, et, en marchant sous la pluie, l'eau a nettoyé son âme. Elle n'avait plus besoin de frapper. Elle avait grandi, mûri. Et surtout, elle avait enfin atteint le calme après la tempête.