Puis elle en a marre de se battre pour un avenir dont elle veut pas. Marre de stresser pour des trucs qui finalement l'indiffèrent. Marre de se projeter dans un futur qui la dégoûte parce qu'au final elle sera encore elle-même, dans ce même corps, avec ce même esprit cassé et détruit. Et pas après pas, elle avance, pour ceux qu'elle aime et qui compte encore sur elle. La pensée des médicaments ne s'éloigne jamais vraiment, mais elle le réduit a un grondement sourd. C'est pas grave d'y penser, tant qu'elle n'agit pas. Y'a ses amis toujours... Son clan autour d'elle. Et elle peut pas les lâcher, laisser une place vide dans le cercle, abandonner son poste sur le navire alors que la tempête menace. Elle n'est pas seule, alors elle ne peut pas sauter à la mer, même si les sirènes l'entraînent.