Redécouvrir le plaisir de faire aller ses doigts. Se rappeler qu'écrire, c'est par passion, pas juste pour survivre. Quand un art se limite à être un moyen de tenir debout, il finit par perdre de son essence. Et parfois je déteste écrire, au moins autant que je déteste respirer.
Souviens-toi, Astrale. Tu peux choisir de continuer ou choisir d'arrêter. Même si tu le fais aussi naturellement qu'un homme en train de se noyer se débat. Tu peux arrêter de toujours chercher les meilleurs sonorités, les rimes, les expressions. Tu peux souffler. Puis, tu as le droit aussi de voir le monde juste pour toi, à l'intérieur de toi, sans le retransmettre aux autres.
Je sais que c'est le bordel dans ta tête... Dans ma tête. Parce que j'ai besoin d'extérioriser ce qui résonne à l'intérieur de moi. Mais c'est un besoin, pas un devoir. Je dois le faire pour moi-même. M'occuper de moi. Et c'est comme ça que je grandirai.