Si j'avais été honnête, j'aurais avoué que je pleure depuis 20h00, même un peu avant. Je fais milles chose en même temps, et j'ai arrêté quand j'ai du descendre pour manger.
La dernière fois que je me suis sentie aussi mal, c'était au alentours du 22 août. J'avais décidé de me couper de tous mes amis et d'arrêter d'écrire pendant quelques jours. J'avais besoin de décider si je voulais mourir ou continuer à me battre. Et cette nuit, je me pose la même question. Je sais ce que je veux, maintenant, à cet instant. Je sais aussi quelles sont les conséquences de cette action. J'ai peur, parce que si quelqu'un me tendait une corde maintenant, je me tuerai sans me poser de question.
J'ai testé la technique de inspirer pendant sept secondes, bloquer pendant huit, et relâcher pendant neuf, la technique des cinq choses qu'on voit, quatre qu'on entendre, trois qu'on touche etc, et des dizaines d'autres, rien n'apaise ma panique croissante.
Je suis une abrutie aussi. Il y a bien cette vidéo qui me calme, celle de Brendon qui chante Carol. Mais elle n'a pas un pouvoir infini, et au lieu de la garder pour le moment où je serais au plus profond de ma peur, je l'ai regardé huit fois de suite au début pour retarder la crise de panique.
J'essaie de faire comme d'habitude. D'abord écouter du Fauve pour me sentir moins seule dans le combat. Ensuite écouter Twenty One Pilots pour me dire qu'il y a peut-être une autre issue que les médicaments que je tiens. Et puis enfin, Panic! at the disco pour choisir la vie envers et contre tout. Sauf que ça marche pas cette fois.