Et donc, si je poste aussi souvent, c'est tout simplement parce que j'ai lu trop de roman où on passait des jours et des jours parce qu'ils n'apportaient rien à l'histoire, n'étaient pas important. Pour moi chaque jour est un tel combat que je me dis que chacun mérite d'être entendu. Enfin, d'être écrit du moins.
Même si je commence à me répéter. Ma vie se ressemble pas mal, il faut dire. Se réveiller. S'habiller, bus, lycée. Cours, récré, crise de panique, manger, vomir (j'avais pas arrêté ?), cours, crise de panique, bus, maison, crise de larme.
Et pendant ce temps, sourire, message, rire, câlin. Parfait. Parfait. Tant que vous avez ça, c'est tout ce qui compte, hein ? Tant que vous avez ça, on s'en fout de tout ce que je cache ? Va te faire vomir Astral, de toute façon, on peut rien y faire, et puis de toute façon, on ne le voit pas alors ? Mais pourquoi t'irais mal, hein ? On t'as entendu hurler à propos de ton concert, donc ne fais pas semblant d'être triste.
Internet, IRL, c'est toujours pareil. Je vais faire semblant, puis ça ira bien. J'ai appris à taper mes jolis messages sans trembler, et puis à dire oui quand on me demande si ça va, parce que merde. De toute façon, ça n'intéresse strictement personne. Personne. On va tous continuer à prétendre qu'on va bien, et à se mentir avec le plus grands des sourires. Désolé. Désolé, toutes les fois où je vous ai mentis, toutes les fois où j'ai dit "ça va" ou "je suis heureux" et puis désolé aussi pour quand je dis que j'ai "bien dormi" ou que "je vais me coucher" alors que je tape des énormes breakdowns littéralement toutes les nuits jusqu'à deux heures du mat. Désolé d'être un menteur, un petit con qui sait pas dire la vérité, mais en même temps, tout le monde ment tout le temps, et puis je suis pas abruti, non plus. Je sais très bien que la moitié de mes potes me disent "ça va" en en pouvant plus non plus, alors pourquoi je dirais la vérité ? Si on ne se dit pas quand ça va pas, c'est tout, c'est comme ça. Je vais les faire chier de toute façon c'est sûr. Puis c'est bon, hein, je vais pas leur dire à tous "hey tout le monde, j'ai envie de chialer h24 parce que je sais jamais quand vous allez mal et ça me donne l'impression qu'on est moins proche qu'avant". Je dis rien du coup, mais ça me tue de l'intérieur, vraiment, ça me tue de jamais savoir comment ils vont. Si je savais, je pourrais limiter un peu mon inquiétude, mais là, à part avoir peur tout le temps qu'ils se fassent du mal ou meurent, je ne peux littéralement rien faire.
Donc voilà ma vie. M'inquiéter, me faire gerber, paniquer. Le plus beau ? Littéralement tout le monde s'en fout. Parfait. De toute façon, on est tous cassé, pas vrai ? Donc en quoi le fait que je le sois aussi aurait la moindre importance.