Encore le dix mars, mais plus pour longtemps. Dehors il pleut des cordes, moi, je viens encore de passer des heures à pleurer. Est-ce que je serais un jour plus que ça ? Plus qu'un torrent de larmes et de haine ?
Parfois je suis plus que ça. Parfois je suis l'amour et la confiance. Je suis un éclat de rire emporté par le vent. Mais seulement parfois. Et je ne sais pas combien de temps cela a pris, mais mon coeur s'est noyé, et je ne suis que la vaste lumière qu'on aperçoit au loin, et l'ombre trop longtemps caché.
Je suis le fils sauvage du vent et des cris de rage, né de la peur et du chaos. Et chacune de mes victoires marque ta défait, car je ne suis que contradiction. J'existe, donc je nie. Je vis contre toi, contre la menace perpétuelle que tu représentes, mais je ne suis que parce que tu es là. Tu es ce que je ne suis pas, cette force supérieure que je rejettes de toutes mes forces, mais dont je dépends.
Je suis ce que tu n'es pas, mais tu es tout. Donc je ne suis rien