La soirée avait pas si bien commencé faut dire. Faut dire que couper les ponts, ça m'a fait vraiment mal. La soirée avait pas si combien commencé et je me sentais suffoquer. Comme quand tu respires, mais l'air atteint pas tes poumons, et donc tu survis, mais tu te noies. Tapoter sur mon clavier, répondre, l'air de rien.
Mais ensuite, ça s'est transformé en quelque chose de tellement fort, et de tellement doux aussi. Et donc,je dirais que ça a commencé par mon analyse d'Isle of Flightless Bird, de Twenty one Pilot. Et on en parlait ensemble, pendant qu'on écrivait l'histoire de ces personnages qui nous accompagnent depuis si longtemps déjà. Mais c'était que le début, parce que la nuit avançait et avançait, et puis plus personne n'était réveillé, et c'était juste nous deux contre le reste du monde, enfin même pas, c'était juste nous deux. Pas de reste du monde, pas de combat. Je dirais pas que j'étais heureuse, mais au moins j'étais en paix. Et puis après, on a commencé à écouter des chansons de twenty one pilots, et vraiment, le monde avait un goût différent. Un goût de "peut-être" au lieu du "non" habituel. Et je me suis dit que peut-être que ça valait le coup. De rester. Et de rester non pas pour les promesses que j'ai déjà faites, mais parce que, peut-être, je dis bien peut-être, que si les pauses me font ressentir ça, le combat peut s'avérer être supportable.
Et, une nuit, juste le temps d'une nuit, je me suis sentie comme... En vie, je crois.