Je ne sais plus si je veux mourir. Enfin. J'ai un peu cette envie au fond de moi que tout s'arrête. Mais il y a eu un truc, ce matin; à 6h18 quand je me suis réveillée. Je croyais qu'il n'y avait rien de pire que les cauchemars, ceux qui t'emprisonnent à quatre heures du mat et que tu peux plus bouger tu peux plus rien faire en fait, avec la paralysie du sommeil c'est chouette.
Mais non, le pire c'est les rêves. Pas ceux où tu voles, pas ceux où tu sauves le monde. Non, le pire c'est les rêves si simples qu'ils en paraissent vraiment réels. Comme cette nuit où j'ai rêvé qu'on était heureux. Et j'ouvre les yeux et ce n'est pas le cas, tout le monde est triste et va mal.
Mais aujourd'hui, je m'en fous. Aujourd'hui je veux que ce rêve devienne une réalité. Et pour ça, il n'y a qu'une seule solution, avancer. Avancer, avancer, avancer encore. Ce sera un combat, ça oui. Demain j'aurais peut-être plus aucune volonté, et je vais m'effondrer. Tant pis. Parce que j'ai fait le plus beau rêve du monde : on souriait tous et on se prenait dans nos bras. Et ce rêve là, je veux qu'il devienne réalité. Je le veux plus que tout au monde. Et je vais me battre pour ça. Me battre contre moi-même. Et oui, je ne peux que perdre à ce jeu là, mais je ne peux que gagner aussi alors, ça vaut le coup. Putain de bordel de merde, leur sourire vaut mille fois le coup.