Puisqu'on en est là, autant en faire un vrai article. J'ai pas envie de continuer à guetter les commentaires sous un article qui parle des gens que j'aime plus que tout.
Y'a beaucoup de choses que je peux laisser passer. Plein de fois j'ai attendu que l'orage passe, quitte à me prendre les éclairs. Je t'ai laissé entrer dans mon monde, puis sortir. Et puis revenir et tout ruiner. J'ai plus envie d'avoir mal. Pas envie de t'avoir dans ma vie.
Y'aurait tellement de chose à dire, mais la première c'est que je te hais. Je ne veux plus de toi. Je le dis sans méchanceté, un peu froidement, comme on énonce une vérité. Je ne veux plus de toi dans ma vie ou dans ma tête, pas après tout ce que tu as abîmé. Je veux que tu partes, emporte Andrew avec toi, vous n'avez rien à faire là. Je ne vais jamais revenir, et je voudrais que toi non plus.
S'il te plaît, je t'en supplie, oui, s'il faut te supplier, très bien, ne reviens plus. Laisse moi partir. J'en peux plus de ces jeux qui nous tuent, de ces disputes après lesquelles tu reviens comme si tout allait bien. On peut pas partir en s'engueulant, puis que tu reviennes dix jours plus tard pour savoir ce qu'il se passe avec Andrew, je te promets que l'amitié, ça ne marche pas comme ça.
J'en suis devenue parano, je regardais ton twitter toutes les deux minutes parce que j'avais peur de ce que tu pourrais dire, peur que des inconnus me détestent sans même me connaître. Puis j'ai abandonné, en me disant que ce n'était pas grave, que les personnes qui comptent vraiment m'aiment. Mais venir ici, sur ce blog ? Tu sais que CET article là, celui qui s'appelle Partir, tu sais le message qu'il transmet ? Il dit "je suis prête à souffrir la séparation si ça veut dire qu'on se retrouve" mais en fait, il veut dire "je sais que je vais avoir mal des milliers de fois, mais ça vaut le coup parce que des moments magnifiques m'attendent". C'est un article qui dit que je veux me battre, putain comment tu oses venir le commenter ? T'as pas le droit, je te jure t'as pas le droit de gâcher mon espoir et ma volonté.
Tu veux des explications ? Je vais te les donner, je vais tout dire une dernière fois, et si tu as un coeur, si un jour j'ai compté pour toi, tu me laisseras tranquille pour toujours.
J'ai jamais prétendu être une bonne personne. Pendant quelques jours, j'ai peut-être cru que je l'étais, mais c'est bon, je suis redescendue. Je ne suis pas quelqu'un de bien, je suis juste moi. Et juste moi, ça ne collait pas avec juste toi. Il y a longtemps (presque dans une autre vie, j'ai l'impression) on a été proche, et on s'est promis la vie. Je m'en souviens, ne crois pas le contraire. Mais on a grandi chacun de notre côté, on a changé, et rien ne va plus. Je n'aime pas la personne que tu es devenue. J'aurais voulu que tout se passe autrement, je te promets. Mais je ne te comprends pas, vraiment plus. Ta façon de réfléchir m'agace, tes réactions me dépassent, et quand je suis avec toi, j'ai simplement envie de mourir. Je ne sais pas si ces sentiments sont réciproques. Mais je sais que je n'y arrive pas, je n'y arrive plus, je ne peux pas faire semblant d'aller bien quand dès que je te parle je finis par me détester un peu plus.
Maintenant, ce qui s'est passé entre Andrew et moi, ça n'a rien à voir avec toi. Tu n'as pas à t'en mêler. Si tu veux en parler avec lui, c'est ton droit. Mais tu n'avais en aucun cas le droit de venir m'en parler, si j'avais voulu me confier à toi, je l'aurais fait, il se trouve que je n'ai pas assez confiance pour t'expliquer. De plus, si je bloque une personne, c'est que je ne veux plus avoir affaire à lui, donc je n'ai aucune envie que tu viennes m'en parler. Et réfléchis, si je bloque quelqu'un, je tire un trait sur ce qui a été vécu. Ce n'est pas agréable, vraiment. Tu aurais au moins pu me demander comment j'allais. Enfin t'intéresser à moi, quoi. -Je dis ça, mais je me sens pas vraiment digne qu'on s'intéresse à moi, mais après, ça aurait été appréciable quand même-.
Pour toi, je me suis enfin rendue compte qu'on était toxique l'un pour l'autre, et je suis partie. Tu n'as rien à dire : imagine si on était irl, je ne veux plus te parler, tu ne vas pas me séquestrer où me harceler, que je sache ? Eh bien, ne le fais pas ivl, et encore moins sur ce blog où tu n'as pas ta place.
Sur ce, je te souhaite le meilleur, et si possible, loin de moi et de mes amis. (et inutile d'aller dire à qui que ce soit que tu vas me claquer parce que tu n'en es pas capable, donc les menaces en l'air ne servent à rien d'autre que te décrédibiliser.)