C'est qu'alors, je marchais pour aller au piano. Jeudi tranquille, un parmi tant d'autre, et puis après ? Après, il y avait de la musique dans mes écouteurs, je me sentais bien.
Parfois tout part en couilles, je sais, et puis moi-même, il m'arrive si souvent de vriller, de me mettre à pleurer comme une gamine sans raison, et d'avoir des crises de colères.
Mais qu'importe ? Je n'aurais échangé ma vie contre rien au monde. Pas aujourd'hui. Tout était simple, tu sais. Les gens que j'aime, ceux qui m'aiment, les choses qui me rendent heureuse. Parfois, l'univers s'arrête pour laisser une accalmie, un temps de repos. Parce que l'adversité n'a pas une prise éternelle et que même les plus puissantes tempêtes un jour s'apaisent. La tristesse et la peur ne peuvent pas nous enserrer pour toujours dans leur étau glacial, parfois tout cela se relâche. C'est obligatoire. Pour reprendre les mots de Fauve "Le jour se lèvera, forcément au moins une fois, forcément au moins une fois". Alors, il faudra de la patience, et du courage, mais ça vaut le coup, je crois. D'attendre que la fatalité s'estompe au moins un peu, qu'elle nous laisse inspirer le parfum du bonheur.