Comme je le disais hier, le besoin obsessionnel de sommeil est le signe que je ne vais vraiment pas bien. Et vu le nombre d'heure de sommeil que j'ai actuellement, on peut apparemment dire que je vais vraiment mal.
Les médicaments jouent aussi énormément sur le sujet, sans aucun doute. Et ils augmentent ma fatigue de façon non négligeable. Mais je sais aussi que la plupart du temps, je dors pour compenser mon envie de mourir. Parce que le sommeil, c'est ce qui se rapproche le plus du décès. Mais ça c'est un secret, évidemment.
Et puis je suis épuisée, émotionnellement. Les deux breakdowns d'aujourd'hui m'ont achevés. Et là, je me suis endormie rapidement, je viens de me réveiller, j'écris, je vais retourner me coucher direct après. Et tout ce qui me retient ce soir, c'est le fait que je ne veux pas mourir si près des fêtes pour ne pas gâcher celle de mes proches pour toute leur vie. Je sais que c'est juste ce soir, demain, je resterais pour mes amis et ma famille. Mais ce soir, non, tout ce qui me reste, c'est le fait que je me déteste tellement que je ne peux pas gâcher la vie d'autre gens en me butant. Je sais qu'il suffirait d'un moment d'égoïsme pour que je cède à la tentation facile, c'est pour ça que je vais retourner me coucher et que ça ira mieux demain. La fatigue de la journée me rends plus sensible et plus vulnérable. Et je voudrais désespérément un câlin. Demain matin, ma maman sera là, elle me prendra dans ses bras et je pourrais croire que tout va bien. Il faut juste que je survive cette nuit, et pour ça, la seule solution, c'est de dormir.