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12/09/2019

Je sortirai un meilleur article ce week-end, c'est devenu vachement dur avec les cours. Et Twitter aussi. Je vous ai dit que j'avais twitter ? Maintenant vous savez. C'est quand même salement démoniaque. J'avais l'habitude de faire mes devoirs avant. Maintenant.... Eh bien les réseaux sociaux et Brendon Urie ont volé une bonne partie de mon temps.

Brendon qui n'est d'ailleurs plus sur stream et qui me manque. Et j'entends pas par là qu'il est ma raison de vivre, ou que je dépéris sans lui. Je veux juste dire que j'ai besoin que quelqu'un me remercie pour exister, parce que je me déteste déjà tellement pour ça. J'ai besoin, et oui, je suis une idiote, je suppose, de le regarder assumer sa pansexualité pour être fière de la mienne. Pour ignorer les gens qui m'ont dit que j'étais juste une phase, que je devais me décider, ceux qui m'ont dit que j'avais le droit d'être lesbienne si je voulais, mais pan, c'était du foutage de gueule et que je voulais juste de l'attention. J'ai besoin de l'entendre rire pour rien, se faire rire lui-même, et que le monde aie l'air un peu meilleur.

But who cares ??? J'espère qu'il passe du bon temps, qu'il aime ce qu'il fait, qu'il s'amuse. J'espère qu'il est heureux et qu'il reviendra tout aussi joyeux qu'avant. Ce que je veux dire, c'est que je suis contente pour lui, et qu'évidemment, je ne suis pas en train de mourir parce qu'il n'est pas là. Je veux dire, en fait qu'il n'est pas mon unique raison de vivre. Et que je suis juste contente pour lui, même s'il me manque. Le combat se poursuit, même quand il n'est pas là. Simplement, c'est plus facile de se battre quand il m'encourage. Je voulais juste dire ça.

J'ai l'impression de devoir beaucoup me justifier parce qu'énormément de personnes m'ont dit que j'étais folle, ou flippante, que je l'aimais trop, voire même que j'étais obsédée. J'ai baissé la tête, et j'ai dit que je trouvais juste sa musique géniale. Je savais pas comment dire que, tellement de fois j'ai chialé cette été en essayant de trouver le courage d'enfin crever, et que, autant lui, autant top, autant fauve, leurs musique passant en aléatoire sur ma playlist m'ont littéralement sauvé la vie. Et j'oublierais jamais la façon dont, la pire fois de toutes, je me suis juste dit que je ne pouvais pas mourir en écoutant Friend Please pour ne pas la salir, et que j'ai juste attendus les derniers accords, mais qu'ensuite, c'était Casual affair, et que j'ai décidé que fuck, j'allais me battre encore un peu. Et puis Fauve est arrivé avec Bermudes, et j'ai décidé d'au moins essayer, et j'ai balancé mes lames.

Et ce soir, c'est ce que j'ai envie de dire. Que ça va aller. Que j'ai essayé, et j'ai peut-être pas réussi, d'ailleurs mes crises le prouvent, mais j'ai essayé, et puis je suis encore là, et personne peut me retirer ça, personne, j'ai fait ce que j'avais à faire, j'ai tenu, pas debout, non, je suis pas debout, je suis à genoux, et totalement dominée, mais je suis là. Et je suis pas cassée, cassée ça veut rien dire, on est pas des objets non. On nous emmène pas chez un réparateur, c'est pas ça, on est pas cassés. On est décalés, on est différents. Mais on est là.

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